Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 13:30

2012 sera décidément une année de surprises. La preuve, on apprend hier soir dans une interview accordée à un journaliste du New York Times, que George Lucas, se préparant à dévoiler sa dernière production, Red tails, le 20 janvier prochain aux Etats Unis, s'apprête également à prendre sa retraite !

 

Early-george-lucas.jpg

Tous les jeunes cinéastes ont un jour ressemblé à George Lucas : chemise improbable,

trop de cheveux, trop de barbe, lunettes de geek... c'est ça le truc !

 

Enfin, quelque chose comme ça. Imitant David Lynch, il a décidé de consacrer le reste de sa vie à la réalisation de modestes films personnels, des films d'art. Il le dit lui-même, il quittera "le business, sa société, tout ce genre de trucs" ("I'm moving away from the business, from the company, from all this kind of stuff".) A 67 ans, il semble revenir à son ambition initiale, celle qu'il défendait à l'UCLA avant que ne tombent sur lui les succès successifs d'American Graffiti et de Star wars. Il est donc autorisé de penser aujourd'hui qu'il laissera prochainement la direction de Lucasfilm et de ses nombreuses filiales à un successeur.

 

Evidemment, George Lucas a changé la vie de milliers de cinéphiles et créé plusieurs générations de cinéastes éternellement émerveillés. On peut aussi, comme moi, lui reprocher ses erreurs. Car c'est un homme paradoxal, en fin de compte, qui ne semble pas avoir compris ses créatures tel un Frankenstein ivre de technologie. Jadis fermement opposé à la colorisation des vieux films, il a tout de même assassiné ses propres mythes d'abord en remaquillant sa trilogie classique, prenant son public en otage d'un affreux chantage mercantile, puis en brisant le sens de toute son histoire avec une prélogie inadéquate, enfin en commanditant un épisode d'Indiana Jones que tout le monde préfère ne pas avoir vue. Indiana who ?

 

Avant de partir, il aura tout de même eu le bon sens de signer une clause de retrait de la production d'Indiana Jones V. Quelle bonne idée !

 

Quiconque aura lu un article sur le tournage de la plus célèbre des trilogies de fantaisie sait combien ce fut une souffrance pour Lucas, dont le film n'était ni désiré, ni préssenti comme légitime. On se souvient du refus opposé par tous les studios d'Hollywood jusqu'à ce qu'Alan Ladd Jr., alors à la tête de la 20th century fox, ne franchisse le pas. Et encore, tout le monde se méfiait, jusqu'à ce qu'ILM, la société d'effets spéciaux créée par Lucas, après avoir grillé un million de dollars en essais infructueux, exécute le miracle technique qui allait ébranler à tout jamais l'économie du cinéma.

Ce refus, Lucas ne l'a jamais oublié. C'est ce ressentiment qui aura sans doute guidé sa récente décision.

 

Le meilleur Lucas, celui dont il vaut mieux garder souvenir, est celui du jeune loup trop poilu, caméra 16mm à la main, qui tenait séance à Coppola en écrivant à quatre mains un traitement pour un documentaire sur le Vietnam qui deviendrait Apocalypse now. Celui qui a eu la vision de THX-1138 2-1B, celui encore qui avait posté deux hommes dans la cabine de la première projection de Star wars pour qu'ils protègent les bobines et se sauvent en courant si jamais des exécutifs de la Fox mécontents cherchaient à s'en emparer. Celui qui avait donné à Indiana Smith le nom de son chien... et celui qui se battait contre les vents du désert tunisien pour concrétiser la folie d'une vision qui le dépassait tellement qu'il semblait en porter l'univers tout entier sur ses épaules.

 

Alors bon vent, Georges. Tu as fait ton oeuvre, elle ne sera pas oubliée.

Et que la Force soit avec toi.

 
Par Morgsapplar
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 10:51

L'image recquiert beaucoup de travail, mais le son, c'est encore autre chose !

On peut dire qu'OVNIvores a bénéficié d'un coup de baguette magique, puisque qu'un grand professionnel du son allait s'occuper de lui : Todd Warren. Il suffit de taper son nom sur IMDB pour comprendre que son expérience est conséquente, je ne reproduirai donc pas ici son curriculum vitae. J'ai appris à ses côtés que la mise en scène, le montage, la création et le mixage du son étaient des étapes aussi longues, acharnées et exigeantes que le traitement de l'image, plus encore que je ne me l'imaginais (et j'ai l'imagination fertile !).

 

Lorsque nous nous sommes rencontrés, Todd a tenu à lire plusieurs de mes projets et m'a donné une étude complète sur deux de ceux-ci. J'avais été très impressionné par ses notes sur le scénario d'Art nouveau, et il insista bientôt pour voir un ours d'OVNIvores. Il décida de me venir en aide, comprenant que je n'avais encore personne en poste sur la post-production du son. Nous avons alors conclu un accord de co-production, en fin de compte, incluant qu'il travaillerait sur mon système, et donc sur Soundtrack, le logiciel de la suite Final Cut Pro.

 

Une grande aventure créative et technique commença !

 

IMG-recadree-FB.jpg

Le maestro est aux commandes. Attention, concentration !

 

Très ordonné, Todd potassait beaucoup mais se heurtait à un certain obscurantisme de la part d'Apple. Il peinait à trouver les réponses à ses exigences techniques, et passait souvent du temps sur Google pour conclure que ce qu'il cherchait ardemment n'existait pas. Avec nos deux cerveaux, nous avons dû ruser pour passer par-dessus bon nombre d'obstacles... il est dans ces cas-là de bon ton de connaître les systèmes informatiques et le comportement ordinaire des logiciels professionnels.

 

La prise de son sur le tournage était bonne, mais une grande part du film (la partie non dialoguée) avait été filmée avec un son caméra. Il fallut donc nettoyer tout le film des impuretés, bruits d'avions, de voitures, parasites, voix hors champ, babillages, etc. Ensemble, nous avons débattu sur l'utilité de tel ou tel dialogue, des prises à retenir et celles à remplacer, et même d'une voix off que nous avons quasiment écrit ensemble.

 

Todd pensait en effet que les premières minutes du film manquaient de densité et d'information. L'installation de la situation se faisait dans le silence et la musique, et il eut l'idée d'un style de narration qui me plut beaucoup. Je retins ses idées et composai un texte avec l'aide de Raphaël Biss, que nous avions prévu d'enregistrer ensemble. Finalement, j'eus l'idée d'utiliser une voix plus âgée, comme dans How I met your mother, et demandai à mon ami Aël de la réciter devant un micro. Le résultat était super, rajoutant du rythme, de l'humour et tout un sens nouveau à ce début laborieux qui d'ailleurs me donnait de la difficulté au montage.

 

Le fait de travailler sur le son nous inspirait de nouvelles idées à l'image, et nous avions fréquemment des discussions avec Todd sur des ajouts que nous pouvions faire, comme effets spéciaux ou améliorations de la cohérence globale. Pendant ce temps, il s'assurait de la qualité du matériel sonore monté. Une fois tout le film examiné, couche après couche (dialogues, mouvements, ambiances, voix off, musique...) il a commencé à ajouter des détails : pas des personnages, réactions, chocs ou contacts d'objets, puis des ambiances, etc. Il a fallu recréer des bruits de roche (avec deux morceaux brisés de ma terrasse !) et des réactions du héros pour les scènes d'"action". Pour cela, j'ai placé Raphaël devant un micro et je l'ai dirigé pour qu'il fasse des onomatopées.

 

Tout cela représentait un travail colossal, et nous nous voyions une à deux fois par semaine avec Todd pour de longues séances, avançant petit à petit... à pas de bébé.

 

Après plusieurs mois de ce rythme studieux, nous avons pu regarder le film en entier, stylo et calepin à la main pour noter tous les détails à corriger. Processus répété un certain nombre de fois, afin de ne rien laisser au hasard. "Nous devons nous dire à la fin que nous n'avons pas de regret !" disait Todd.

 

Enfin vint le temps du mixage. Nous avons tout chamboulé le studio de La Dame Verte, qui n'avait jamais prévu de devenir un jour un studio de traitement sonore. Nous avons pour cela tout déplacé et mesuré pour respecter une certaine "spacialisation" du son. Couvertures sur les fenêtres, écrans et enceintes dispersés dans la pièce, c'était un vrai chantier. Le mixage dura quatre jours, et se termina juste avant Noël. Todd partit et me dit : "regarde le film et dis-moi si ça marche !"

Et ça fonctionnait à merveille.

 

Quelques jours plus tard, je terminais les dernières retouches aux effets spéciaux, et je commençais les encodages, une étape barbare et sans intérêt.

 

Je tiens à remercier dans ces lignes tous les gens qui ont contribué à OVNIvores, de près ou de loin, bien sûr ils sont présents au générique du film, mais deux remerciements valent mieux qu'un.  Merci particulièrement à Thibaut Bedu pour son soutien au sein de La Dame Verte, à Todd Warren sans qui le film n'aurait pas été ce qu'il est, à mes deux Raph, grands amis et compères de toujours, et à Aël pour sa voix et son humour.

 

Ainsi s'achève le "making of OVNIvores". Je vous parlerai prochainement de l'actualité de la diffusion et de l'accueil du film, puisqu'une étape très importante reste à franchir : le test auprès du public !

 

 

 

 

Par Morgsapplar
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 13:59

Hier, vendredi 13, comme tout le monde le sait c'était la Saint Jason. Retenu dans mes affaires, je n'ai -hélas- pas pu la fêter dignement, mais en rentrant hier soir, j'ai tenu à célébrer cette fête du film d'horreur et des têtes d'étudiants volantes en vous concoctant un petit visuel rigolo.

Après tout, la saga des Vendredi 13 (et non pas des samedi 14, on me pardonnera), si elle est longue et inégale, aura tout de même marqué plusieurs générations d'ados accrocs aux frissons des cabanes-dans-les-bois-avec-des-tueurs-autour. Un coffret Blu-ray de l'intégrale était sorti en novembre dernier aux USA, on l'attend de pied ferme en Europe et il est fort à parier que le personnage refera encore des apparitions dans le cinéma populaire des années à venir. 

Il s'est baladé en Enfer, dans des camps de vacances, avec ou sans sa mère, dans l'espace, dans les paintball, contre Freddy, avec du nitrogène liquide, des machettes de diverses fabrications et même des sacs de couchage (scène culte), il peut bien finir dans un pseudo thriller d'action, et ce serait évidemment quelque chose comme "La machette dans la peau". 

Bon week-end à tous !

 

Jason-Voorhies-affiche-blog.jpg

Par Morgsapplar
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 08:55

Quand j'étais plus jeune, baigné très tôt dans l'univers du cinéma, je m'imaginais moins réalisateur que technicien des effets spéciaux. C'était un domaine qui m'intéressait particulièrement, mais c'était aussi l'époque où on construisait des maquettes énormes pour les faire exploser ensuite, que l'écran bleu régnait et que chaque film réinventait ses techniques. Ensuite est venue l'image de synthèse, les dinosaures ont ressuscité, et le cinéma s'est transformé.

 

N'empêche que dès 1998, je commençais à jouer les George Lucas sur mon Pentium II sous Windows 98, et je m'éclatais.  A force de passer du temps entre les divers logiciels de création, j'ai appris quelques bases, forcément.

 

OVNIvores représente mon plus gros travail au niveau des effets spéciaux depuis l'expérimental Esprits de famille en 2005. J'y ai retrouvé le goût du doute, lorsque sur la table de montage, certains plans paraissent tout à fait impossibles à achever... le goût du doute qui se métamorphose en goût du défi.

 

Il est alors l'heure d'apprendre encore davantage, de repousser les limites de sa technique et de son imagination, car les effets spéciaux demandent d'abord de la jugeotte. "Comment je vais faire ce truc ? A quoi ça pourrait bien ressembler ? Quelle est l'idée pour combiner ce machin-là avec ce bidule ici ?"

Tout est quand même beaucoup plus facile avec les outils d'aujourd'hui.

 

Les effets d'OVNIvores ont été créés de deux façons.

 

journuit.jpg

La majorité des plans a été traitée avec une "recette" de filtres pour simuler la nuit.

 

D'une part, nous avions prévu une partie de 3D dès le storyboard, laquelle a été confiée à Gérard et Tania Pelon, sous l'enseigne Tagego. Ils se sont occupés de modéliser et d'animer des rochers : le totem extra-terrestre que découvre le héros (qui devait s'écrouler à l'écran, et on a eu beau balancer du caillou à tire-larigot sur Raphaël Biss, il fallait quand même en rajouter une couche au montage), des pierres qui rebondissaient lors de l'éboulis, et d'autres qui se mettaient à léviter.

 

En parallèle, il y avait tout le reste : la création de la nuit artificielle, des étoiles dans le ciel, le nettoyage de certains plans ou arrière-plans, des additifs de décor, des caches, et toute une palette de "petits effets" qui allaient s'inviter tout au long de la post-production.

 

Les étoiles, c'est facile, en théorie. Il suffit de faire un calque Photoshop qu'on réinjecte sur le film. Sur un plan fixe, le travail s'arrête là. Sur un plan dynamique, il faut appliquer un suivi de mouvement pour que le calque imite les évolutions de la caméra. C'est exactement le même principe que les caches. Ainsi dans un plan tourné de jour et rééclairé en nuit, j'ai dû recréer les lumières d'une ville et l'attacher au décor.

 

EcranFCP.jpg

Sur la Timeline de Final Cut, des piles de plans truqués... ici un plan éclairé par la lumière de l'OVNI.   

 

La nuit américaine configurée avec Mathieu Guizol dès la préparation du film était une savante recette maison à base de plusieurs filtres de couleur, de lumière et de contraste. Quatre filtres superposés au minimum, pour chaque plan.

 

Avec Tagego, nous avons fait des réunions de travail sur le storyboard, puis avec les images du film. J'avais fait des dessins sur des captures, en repères, et Gérard s'est mis à me proposer des formes, des textures, puis des morceaux d'animation que j'annotais et critiquais. Nous avons décidé ensemble où devait être posé le totem, de sa hauteur, de sa forme générale puis de l'empilement en particulier. Il travaillait sur des rochers éclairés comme dans les rushes, et j'ai fini par appliquer sur eux la recette "nuit américaine".

 

Gommer une ombre de perche dans un plan, c'est aussi du ressort des effets spéciaux. Les connaisseurs des logiciels de montage comprendront l'utilité de l'outil de rognage pour supprimer des parties de cadre et tricher sur les images. J'ai bien tenté de travailler image par image, pour effacer des traces, mais c'est peine perdue. Il vaut mieux cloner un buisson que vouloir redessiner un caillou sur 200 cadres !

 

Explosion.jpg

Un impact provoque une explosion d'énergie, un effet de lumière créé sur trois images

combiné au filtre du fameux halo rose récurrent dans le film.

 

Les "petits effets" ajoutés pendant le sound design, incluaient une peinture numérique, des effets d'éclairage raccord, l'incrustation d'un écran d'Iphone, des effets de flare, des lumières pour "activer" les appareils des OVNIvores, et même l'incandescence d'une cigarette !

 

Le gros morceau, c'était ce plan dans lequel le totem s'écroule devant le héros médusé. Ce plan a demandé beaucoup de travail. Au final, il est constitué d'une dizaine de couches d'images : le plan original (vide), le totem en 3D, Raphaël sur fond vert à incruster en deux morceaux, un raccord d'ombre, un raccord de décor, les filtres, des éclairs réincrustés dans le ciel séparé par rognage... mais le résultat est à la hauteur.

 

Plan totem making

La composition (simplifiée) du plan large du totem.

 

Enfin, l'OVNI posait un problème de style. Ma première version n'était pas convaincante, elle se voulait sobre mais n'était pas "vivante". J'ai alors concocté (dans un bon jour) une nouvelle combinaison de filtres et de couches d'images incluant une version surexposée de chaque plan, un flicker (une pulsation dans l'opacité de l'image), et des effets d'irisation de bleu, de rose, de vert clair pour terminer avec le halo qui apparaît sur l'affiche et plusieurs fois dans le film, combiné à des rais de lumière blanche. L'effet est --wow !

J'ai même fini par inclure un nouveau plan du Baou de Saint Jeannet, plan large dans lequel on voit approcher l'OVNI. Et puis un plan de l'OVNI directement, dans le point de vue d'Irène Lefranc. Un ensemble d'effets de lumière créés sous Motion et retouchés sous Photoshop. Ouf !

 

Bien sûr, il faudrait plusieurs pages pour décrire toutes les techniques utilisées dans le film. Parfois, il faut faire des dizaines de tests pour un seul petit effet qui ne semble pas fonctionner, et il faut essayer de corriger le tir. D'autres fois, le hasard guide la souris et donne une solution inattendue à un problème épineux. Il y a là-dedans un certain paramètre de chance !

 

A suivre dans l’épisode 7 : la post-production son.

Par Morgsapplar
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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 13:19

OVNIvores est né, vive lui !

C'est hier soir que la copie zéro a été achevée, après un dernier travail de précision sur l'incrustation image par image d'un écran de téléphone portable.

 

Tourné en mars 2010, ce film de 17 minutes aura finalement vu s'échelonner sa post-production sur plus de 20 mois, par périodes, incluant des effets d'éclairage et d'étalonnage, un important sound design et de très nombreux effets spéciaux (94 plans sur 222 ont subi des effets, hors filtres de nuits américaine). Je reviendrai dans les prochains chapitres du Making of sur ces deux aspects particuliers de la post-production du film.

 

Shot14.jpg

Que serait le cinéma sans ses amours triomphales ?


The damned soul se terminait dans un rai de lumière, sur la dissolution d'un fantasme dans le rêve du cinéma. Le rêve ici tombe du ciel, représenté par un OVNI. Le film précédent se voulait brutal, traumatique, passionnel (voire obsessionnel), celui-ci parle de paix, il s'abandonne en effet à une douceur romantique, reliant et rapprochant les personnages, les fameux OVNIvores réunis dans l'expérience d'un miracle.

A ce titre, ce court métrage est plus proche d'Entre les lignes, que vous avez peut-être déjà découvert, présentant une manifestation de la nature magique, évocatrice et inspiratrice.

 

OVNIvores a été marqué par un tournage heureux et par des rencontres symboliques. Il s'achève avec un baiser et un large sourire, dans un monde de lumière bleutée qui n'est qu'une représentation fantastique du monde de tous les jours (le bleu est la couleur du film). Je voulais associer l'amour à un OVNI, comme un exercice de style, puisqu'on en parle souvent mais que l'on n'y croit pas toujours. Est-ce que je crois aux OVNIs ? Peut-être. A l'amour ? Oh oui.

 

Le film, première production de fiction officielle de La Dame Verte, fera l'objet de projections dans un futur proche, et dans un réseau de festivals, dont, il est fort à parier, les festivals niçois. Et qui sait, de façon moins ordinaire, dans les congrès d'ufologie ?

 

Retrouvez dès demain sur ce blog la suite du making of avec un dossier entièrement consacré aux effets spéciaux.

Par Morgsapplar
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