Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 10:33

Carte-de-voeux-LDV-2012.jpg

 

Il est de tradition depuis longtemps pour moi de vous souhaiter en image tous les bienfaits possibles pour l'année qui débute. Vous savez, ce rituel qui consiste à écrire plus ou moins le scénario des 365 jours à venir, en espérant faire une récriture un peu plus satisfaisante que la tentative précédente... l'éternel dilemme de l'auteur de sa propre vie regardant en arrière, minuit dépassé, avec un sourire amer au moment d'engloutir sa coupe de champagne... L'air de dire : "Oublions, passsons à autre chose !"

 

Mais comme dit un ami très cher, "La vie est magnifique, si vous ne le voyez pas, c'est que vous la regardez de trop près !" C'est peut-être pour ça qu'il faut voir les choses en grand. En observant un panorama, les détails choquent moins. Tournons-nous donc vers l'horizon. Et quoi de plus beau que de le fixer à travers un objectif Cinémascope ?

 

Donc au nom de la Dame Verte, je vous souhaite à tous de trouver votre Cinémascope, de vivre 2012 non pas comme la catastrophe de Roland Emmerich, mais comme un émerveillement et une découverte, une aventure à la Sergio Leone, une franche rigolade à la Francis Veber, une romance à la Claude Lelouch, ou un conte moderne à la Franck Capra. Le reste n'est que détails !

Par Morgsapplar
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 09:18

Il n’y a que deux catégories de films : ceux sur lesquels on va miser beaucoup de temps et beaucoup d’argent, et ceux… sur lesquels on va miser beaucoup de temps !

“OVNIvores” était conçu pour être réalisé avec des moyens immédiats, c’est-à-dire, en d’autres termes plus techniques, avec des petits moyens. Ce qui impliquait obligatoirement des idées peu coûteuses. Néanmoins, j’avais envie de faire un film original, quitte à faire ma version “swedée” de Rencontres du 3e type. L’histoire en poche, je partis en repérage avec Mathieu Guizol, qui m’assisterait à l’image. Je souhaitais tourner en pleine nature, en lumière naturelle, et tricher au montage.

 

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Le Baou de Saint Jeannet, comme un air de Rencontres du 3e type !

 

Le groupe des OVNIvores devait être réuni sur un espace ouvert, dominant la région. En examinant Google Earth, nous avions décidé de tenter un repérage sur le Baou de Saint Jeannet, mont ressemblant à celui de Rencontres. Mais une fois parvenus là-bas, nous rencontrâmes un habitant qui nous expliqua que le sommet n’était accessible qu’au prix d’une randonnée sportive… nous abandonnâmes aussi sec : nous ne pourrions jamais faire subir ça à notre équipe et à l’équipement ! Il devait y avoir un autre lieu.

Nous prîmes donc la route du Col de Vence, en direction d’un site que je connaissais, où je voulais jadis tourner un western. Le col est connu pour être un vrai site d’observation d’OVNIs, et c’est sans surprise que nous trouvâmes des graffitis sur les murets et sur les panneaux, annonçant “UFO“ ou d’autres dessins à l’effigie de l’alien de Roswell. C’est là que nous trouvâmes le lieu idéal : une véritable aire d’atterrissage pour soucoupes en panne d’essence !

Arbres décharnés, pierres crayeuses aux formes surnaturelles… nous étions chez nous.

 

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Voilà, ça ne s'invente pas.

 

Je lisais à cette époque le livre d’Henry Alekan, “Des lumières et des ombres”, et j’étais tombé à point nommé sur le chapitre consacré à la nuit américaine. Ma référence en la matière était encore une fois Spielbergienne : la scène de l’attaque nocturne dans Les dents de la mer. Je voulais dans mon film ce type de lumière, et je réfléchissais à la faisabilité de l’affaire. Je décidai de réaliser des tests avec Mathieu pour la nuit américaine du film, et je trouvai cela concluant. La lumière du film imiterait ainsi la vision humaine : dans le noir, en pleine nature, l’œil accommode et la nuit devient bleu/gris. En présence de lumière électrique, la nuit est noire alentour.

C’est sur ce postulat que je commençai à dessiner le storyboard.

 

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Une page du storyboard. On remarquera que de façon originale, les scènes sont découpées selon

l'éclairage : NUIT / NUIT ou NUIT / NUIT AMERICAINE...

 

Très vite, cependant, je craignis que le fait de plonger une grande partie du film dans la nuit américaine soit désagréable pour le spectateur. Aussi je m’appliquai à alterner des scènes de jour, de nuits réelles, de nuits américaines et de nuits accompagnées de lampes électriques. Mais bien vite après le tournage, mes doutes furent balayés par les commentaires des visiteurs sur le banc de montage. Ca fonctionnait vraiment !

 

L’équipe se compléta rapidement. Florent Tourdes, qui avait assuré le mixage de The damned soul accepta de nous suivre à la prise son en extérieur. Georges Gondard était ravi de rempiler pour un hommage au Spielberg de notre enfance. Mon ami Argoll se mit à parcourir les brocantes pour assembler des accessoires, et on balaya Internet à la recherche de quelques archives bien senties sur les OVNIs. Articles de journaux, photos choc…

Nous avions guère de temps pour tourner ce film, car nous devions absolument veiller aux dépenses. Le tournage devait se dérouler sur deux jours, avec une option pour une matinée supplémentaire. Le storyboard comptait 174 axes. Quand j’annonçai ça à mes deux assistants, ils blémirent…

 

Restait à trouver les comédiens.

 

A suivre dans l’épisode 3 : le casting !

Par Morgsapplar
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Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 18:33

A bien des égards, il me semble que mon année 2011 a ressemblé à son cinéma. D’abord duelle et autodestructrice,  à l’image de Black Swan, confrontant la lumière aveuglante aux ténèbres insondables, dans le terrible tiraillement entre l’ambition et le doute. Une histoire de mélodrame exagéré au cours duquel tous les masques tombent… la thématique globale de l’année était plantée dès l’avant-première le 16 janvier dernier. On savait qu’on y laisserait des plumes.

 Blackswan-blog.png

Une année effrayante en tête à tête avec soi-même... lequel des deux cygnes

a gagné en fin de compte ?

 

Puis ce fut la recherche d’un nouveau discours, amenant à l’apprentissage de la communication claire et maîtrisée, comme ce roi bégayant multi-oscarisé. Il y a eu des jurons… des crises de nerfs ! Plus j’y pense, et plus ces séances avec Todd Warren sur le design sonore et le mixage d’OVNIvores me semblent proches de la rencontre entre Colin Firth et Geoffrey Rush… un travail de pro, beaucoup de fatigue et de rires, et une amitié qui s’est nouée dans le temps et le respect.

 

Le ton de résignation dont était teinté Au-delà de Clint Eastwood annonçait une impuissance qui, tout en rappelant le terrible tsunami d’Ao Nang, préfigurait aussi la catastrophe de Fukushima. Comme un signe des temps…

Aux moments les plus durs de l’année 2011, je me suis aussi senti submergé, écrabouillé par un monde à la dérive (Melancholia), ou rêvant d’une Terre où vivrait une autre version de moi qui serait heureuse (Another earth).

 Another-Earth-blog.jpg

Un monde meilleur existe-t-il ? Y a-t-il seulement un autre monde possible ?

 

The tree of life a porté un deuil intime et une révélation personnelle au prix de bien des efforts, pour toucher au merveilleux lâcher prise qui mène à la renaissance, à l’acceptation. Un chemin vers la Foi, aussi. Vers Dieu, comme concept. Vers l’Amour aussi. L’Amour avec une capitale, celui qui ne s’explique pas en dehors du Divin. Le film de Mallick est tombé juste à temps pour ouvrir la porte dont j’avais besoin, la porte de la perception de la terre, du ciel et de l’univers, me redonnant faim et confiance. Cela valait bien quelques larmes.

 Tree-of-life-blog.jpg

Une porte s'est ouverte, elle ne se refermera plus jamais. Une nouvelle exploration commence. 

 

Les mauvaises relations d’affaires, les coups bas, les clans qui se forment, c’était X-men : les origines. Dommage que les gens aiment tellement la guerre… Une guerre sans valeurs, sans profondeur, qui a touché encore une fois notre monde en plusieurs pays, comme dans Battle Los Angeles, un genre d’automatisme du système mondial qui ne semble en réchapper qu’à grand peine, à coups de « sommets de la dernière chance » et de frappes chirurgicales indexées sur les intérêts des lobbys et des banques. Encore une fois, tellement de destruction… et pour quel résultat ?

 

Et que dire de notre société après La conquête et Polisse, sinon qu’il est toujours plaisant de se regarder le nombril, surtout quand on parle des choses les plus graves ?

 Conquete-blog.jpg

Rayon politique : Sarko ressemble à Joe Pesci, dans une France gérée comme le Casino de Scorsese...

 

Pendant ce temps, Blue Valentine a mis à mal l’idéal du couple. Fighter les relations de fratrie, de famille. Le mariage ? Juste une idée à la con en voyant Mes meilleures amies. Vraiment à la con. Et avec Crazy stupid love, c’est toute une sentimentalité qui était condamnée à la souffrance. Rien de simple dans nos vies. Tout partait à vau l’eau dans les coïncidences.

 

Quant à Super 8, il sonnait le glas de notre enfance après une grosse grosse nostalgie : plaisir coupable et flatterie pour geeks, mais sitôt sorti de la salle, je savais que j’étais définitivement passé à autre chose.

 

L’automne dans l’atmosphère de Drive n’incitait qu’à l’errance et à la mélancolie. En ces temps incertains, restons calmes et prudents, le moindre faux pas…

L’entrain n’est revenu qu’au fil des Aventures de Tintin : enfin la sensation d’avoir remis de l’essence dans le moteur, de revoir des perspectives s’ouvrir devant moi (avec ce joli relief !) et Mission Impossible : protocole fantôme a soufflé de nouveau sur moi l’envie d’action, le frisson des projets à risques, seules causes défendables en fin de compte.

Regonflé à bloc, j’étais carrément immunisé à Shame, excellent film pourtant vécu comme une tranche de passé digéré.

Entre-temps, Intouchables m’avait marqué de son humanité, de sa simplicité . C’est un film apaisant, vu au bon moment lui aussi.

  The-artist-blog.jpg

C'est la poésie qui nous sauvera. Le câlin éternel de notre imaginaire...

 

Reste que la leçon de l’année, s’il n’y en avait qu’une à retenir, se trouvait peut-être dans The artist : quand le vent souffle fort, que les tempêtes se déchaînent, que règnent l’égoïsme et la malveillance, les plus grandes victoires se font dans le silence et l’humilité.

 

Mais vous me direz, on voit bien ce qu’on veut dans les films... 

Par Morgsapplar - Publié dans : Activités
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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 11:21

Voilà, un autre film se termine, et déjà le scenario du prochain est sur la table. Nous sommes de grands incorrigibles !

Je ne réalise pourtant pas des films si souvent. Le dernier en date était The damned soul, en 2009, un film peu diffusé puisqu’associé à une musique de Gorki, non libre de droit. Un choix artistique, entièrement assumé.

The damned soul traitait d’une forme d’amour, l’amour obsessionnel. “Un crime passionnel” ont dit certains ! Le dernier plan montrait une femme disparaisant dans un feu de projecteur. Ou comment tous nos fantasmes peuvent être absorbés par le cinéma, où ils vivront pour l’éternité…

 

Comment redémarrer après un truc pareil ? Ce passage décrit dans The damned soul, comme celui d’un corps souffrant à celui d’un corps astral (voir l’affiche) menait logiquement à un autre rayon de lumière. A une renaissance. J’ai aussitôt pensé à de la science-fiction. La première image qui m’est venue était celle d’une femme endormie dans une capsule perdue dans l’espace, à la manière de Ripley dans Aliens. Un nouveau départ…

Allais-je donc faire mon 2001 ?

 

Et puis, question : encore une histoire de femme ? Vraiment ?!

Mes courts métrages depuis 2007 avaient tous été plus ou moins des portraits de femmes. L’évocation romantique dans Entre les lignes, la transmission et le partage dans La capsule de l’homme-fiction, la fascination dans The damned soul. De quoi traiterait le prochain ? Après les ténèbres, au-delà de la barrière de la mort, il me fallait un espoir, un message positif. Donc logiquement, retour au romantisme.

 

OVNIvores découle d’une vieille idée : celle que l’Amour est exactement comme un OVNI. Tout le monde en parle, tout le monde dit l’avoir vu, mais personne ne semble savoir ce que c’est, et puis où sont les preuves ? Alors, pourquoi ne pas faire un film de science-fiction, qui serait aussi un film d’amour ? Un film de science-fiction d’amour ?

 

 

 

Notes

Premières notes sur le projet, datant du printemps 2010...

 

C’est donc l’histoire d’une rencontre. Sur fonds de surnaturel. Métaphore immédiate : les compteurs s’affolent, un miracle se produit, un bref instant de lumière tombée du ciel… un moment de pure magie. OVNIvores est né !

Lui est citadin et pataud, elle aventurière et mystérieuse.  Elle va lui donner une leçon de choses. Au début il ne comprendra pas, il fera des bêtises et essaiera de se racheter…

 

Restait à trouver quelle expérience fantastique pouvait être au coeur du récit. L’OVNI viendrait après. Alors quelle particularité du lieu pouvait entrer en jeu ? Je me suis alors rappelé des images d’une discipline découverte sur Internet, le rock stacking, et l’idée du totem de pierre a découlé de là : un empilement de rochers défiant les lois de la physique terrestre.

 

rock_balancing_12.jpg

Le rock stacking, ou comment défier les lois de la gravité.

 

Le scénario assemblé, je l’envoyai à mes partenaires et l’accueil fut chaleureux. Nous étions au printemps 2010, la création était en berne depuis quelque temps, toute l’équipe avait besoin de se dégourdir les jambes. Alors, même pour un low budget, ce fut un feu vert !

 

A suivre dans l’épisode 2 : la pré-production.

 

 

Par Morgsapplar - Publié dans : Activités
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 11:02

 

tintin7

 

De Tintin et le secret de la licorne, nous ne savions quoi attendre. Débarrassé de l'infantile immaturité de George Lucas, Spielberg s'est associé pour ce projet à l'autre grand géant du cinéma de ces dix dernières années, Peter Jackson, avec lequel il partage non seulement le sens de la mise en scène, mais aussi le goût pour la recherche technique. Quelle promesse alors, d'autant que Tintin était un projet qui tenait à coeur à Spielberg depuis sa découverte en 1981 dans les critiques françaises des Aventuriers de l'arche perdue !

 

Mais arrêtons ce suspense à trois francs six sous : cette adaptation de Tintin est excellente. Je dirais même plus : elle est excellente ! 

 

On peut critiquer Spielberg pour ses erreurs, pour la vacuité de sa Guerre des mondes ou son trop gentil Terminal, il prouve encore aujourd'hui qu'il est doué d'une éternelle jeunesse d'esprit. Cette aventure de Tintin, si les puristes veulent bien excuser les rigueurs de l'adaptation (en opposition ici à la transposition littérale), remplit haut la main son cahier des charges : on y retrouve tous les personnages intacts et vivaces, le rythme enlevé et rocambolesque, l'humour et le style  de l'oeuvre originale mise "en volume".

 

Comprenez bien que j'ai lu tous les albums du petit reporter, sans pour autant en connaître les aventures sur le bout des doigts. Ce n'est pas mon genre de disséquer à tout va, même si une relecture serait utile à une meilleure critique en profondeur, j'en consens. Mais j'ai grandi avec, je crois en cerner suffisamment les codes pour pouvoir témoigner du grand respect dont ont fait preuve Spielberg et Jackson tout au long de leur (immense) travail. Ce respect total, cette courbette en forme d'hommage appuyé, se sent dès les premières minutes, au cours du générique transformant peu à peu l'imagerie des albums 2D en images graphiques 3D, avec un petit clin d'oeil à la série animée si admirée par les fans. Un coup de palette de couleurs et on retrouve... Hergé, à Montmartre, dessinant le portrait de Tintin au coeur du film ! Le passage de relais est assuré, avec une élégance touchante...

 

Plusieurs arguments font à mon avis la grande force de cette adaptation. A commencer par la mise en scène. 

Spielberg, pour son coup d'essai au motion capture, a appris à bonne école, en regardant Zemeckis et Cameron faire joujou. Avec Tintin, il choisit de transcender totalement la technique et s'amuse avec des mouvements de caméra audacieux, offrant une richesse de plans qui sont autant de bonbons acidulés pour nous autres gagas de cinoche.

A ce titre, il nous offre également la meilleure représentation de la 3D au cinéma depuis Avatar, puisque le jeu avec les focales, et donc les profondeurs de champ, est complètement assumé et ludique. C'est un vrai spectacle. A titre de comparaison, la bande annonce de La menace fantôme 3D en préambule de la séance paraissait plate comme une limande et donc sans le moindre intérêt...

 

viewmaster_pooh_collage12.jpgLe Viewmaster, ou le relief des enfants des années 80....

 

L'image elle-même est un régal pour les yeux. Le choix de la motion capture pour cette adaptation était la vraie bonne idée, car elle est ici le juste compromis entre le dessin animé et l'action live. En outre la modélisation et la texture de l'animation sont tellement réalistes, si fouillées de détails, qu'on l'oublie au bout de cinq minutes. Vraie bonne idée aussi parce que cette technique permet de respecter le look des personnages sans maquillages outranciers qui seraient passés pour de mauvais artifices de scène, comme c'était par exemple le cas dans Astérix ou Lucky Luke en France. Je pense notamment aux Dupond et Dupont.

 

En vérité, ce qui m'a touché le plus, c'est le charme de l'image. Le style adopté par Spielberg m'a rappelé les images relief des vieux Viewmasters des années 80, lorsque l'univers Disney était représenté par des figurines photographiées dans des décors miniatures. Tintin et le secret de la licorne donne cette impression de réalisme merveilleux, cet effet "madeleine de Proust" (clin d'oeil à Isabelle) qui est savoureux pour aborder l'univers de Tintin sous un nouvel angle.

 

Tout le reste relève du plaisir de spectateur : l'action débridée nous tient en haleine, c'est un film qui va vite, plongé dans une maestria de mouvements et de couleurs. On rit beaucoup aux atermoiements de Haddock ou on s'émerveille sur l'animation bluffante de Milou, et il y a toujours ces grands moments d'aventure où des avions décollent sur la musique de John Williams et qui nous inspirent des frissons de joie.

 

Alors tonnerre de Brest, à quand le second volet ?

Par Raphaël Zamochnikoff - Publié dans : Critiques (impitoyables)
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