Jeudi 20 janvier 2011 4 20 /01 /Jan /2011 11:18
Vous avez peut-être remarqué les affiches vantant les diffusions de Canal + ces jours-ci sur les abribus. Elles répondent à une tendance minimaliste surprenante, dans la tradition des années 50, dans le style du génial concepteur de génériques Saul Bass (à qui on doit notamment celui de Psychose, pour ne citer que lui).

On se rappelle de « Kill Adolf », la publicité pour la diffusion d’Inglourious basterds sur Canal, couleurs Kill Bill. Cette semaine, c’est Alice au pays des merveilles et Avatar qu’on peut découvrir dans cette lignée.
L’occasion pour moi de vous livrer quelques œuvres dans ce style qui ont retenu mon attention. On doit ces collections d’affiches vintage / tendance retro à des artistes comme Olly Moss, Albert Exergian, Eduardo Prox, Corey Holms ou encore Ibraheem Youssef ou Jamie Bolton. Ne vous privez pas pour taper leur nom sur le Web, ça vaut le coup d’œil !











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Mercredi 19 janvier 2011 3 19 /01 /Jan /2011 09:57
Un petit cri de déception ! J’avais envie de voir Prince of Persia, j’avais même envie de l’aimer. Pourquoi ? je me le demande à présent. Peut-être pour ses belles images léchées des palais persans ? Pour la musique de Harry Gregson-Williams et la chanson d’Alanis Morissette ? Au nom de mon amour immodéré pour les films d’aventure ?


Ca batifole au ralenti au pays des chats...

Ah, c’est dur quand même ! On peut aimer des films imparfaits, éprouver un plaisir coupable à voir des navets pop-corn comme G.I. Joe ou Sahara (pour n’en citer que deux) mais il y a des fois où le ratage confine au poutrage.

Alors là, les studios Disney nous ont fait le coup de Matrix dans le désert, croyant que les ralentis de publicité esthétique allaient mettre en valeur la plastique des acteurs, façon 300. Car ils ne sont pas laids, les bougres ! Sauf que Gemma Arterton, sublime plante tropicale… est dotée d’un accent anglais à couper au cimeterre. Comment peut-on encore faire de telles bourdes ? Je me demanderai toujours pourquoi les studios les plus riches du monde font les plus grosses erreurs de cinéma du monde. La réponse étant comprise dans la question.

Le scénario de Prince of Persia, s’il ne manque pas d’audace et d’idées, aurait gagné à faire davantage profil bas, car la fin tend vers le grand guignolesque à grands flonflons d’effets spéciaux. Les anciens temps au cinéma supportent mal les retouches de palette graphique approximatives ou trop ostentatoires. Ici, on est loin d’y croire, on est pas au pied de la pyramide d’Apocalypto. Du coup, le film n’est pas si éloigné du jeu dont il emprunte les traits…

Divertissement correct pour un public avide de surenchère, il sera vite indigeste pour les amoureux des vieux classiques. Au moins il évite à peu près le ridicule (c’est pas comme certains) mais la magie a tellement du mal à opérer, que le génie roupille encore dans sa lampe…

Publié dans : Critiques (impitoyables)
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Mardi 18 janvier 2011 2 18 /01 /Jan /2011 12:15
Après plusieurs mois de préparation, Alfy Prod, l’association de cinéma que je préside depuis 2001 vient enfin de reprendre un nouveau souffle. Nous avons en effet vécu la première assemblée générale constitutive de l’année, forts d’une dizaine de nouveaux membres motivés, parmi lesquels plusieurs chefs de projet.



Le sort d’Alfy Prod reposait essentiellement sur sa légitimité, suite à la création de la société de production que je dirige depuis fin 2009. Nous avons longuement réfléchi à ce qu’il fallait en faire, car son existence en tant que structure de développement de projets autour du cinéma, surtout depuis l’arrêt de « L’affaire pellicule », se trouvait fortement remise en question.

La solution était, je l’avais compris sur le tournage d’OVNIvores, de tourner Alfy Prod vers la formation et notamment vers l’encadrement de débutants pour un accompagnement aux projets de films et aux activités connexes. C’est désormais chose faite, avec deux projets immédiatement discutés en assemblée samedi dernier.

Je suis donc fier d’annoncer que suite à ce rassemblement, des postes ont été pourvus et un tout nouveau Bureau s’est mis à pied d’œuvre dès le lendemain.
Outre un nouveau secrétaire en la personne de Guillaume Dezon-Calmon, nous avons nommé un Info-designer responsable du graphisme de communication quotidienne (Erwan Le Cornec, également chef de projet) et un Newsboy responsable de la Newsletter (Nicolas NSB, également apporteur d’un projet de série web fantastique).
Thibaut Bedu assurera de nouveau ses fonctions de Trésorier avec les honneurs. Le vote à main levée a été favorable à ma présidence pour cette année qui commence sur les chapeaux de roue.

Au rayon des projets, Erwan Le Cornec tournera comme prévu Retombées, son premier court métrage, pendant les vacances de février. Le projet se construit à vue d’œil avec le soutien de l’association, et je viens de donner ma validation au scénario.

L’énergie de groupe créée par ce nouveau départ est plus que suffisante pour croire à la réussite du projet global. Ce blog à l’avenir rendra compte par conséquent des avancées de l’équipe d’Alfy Prod, un mouvement parallèle à celui de La dame verte qui s’inscrira dans le plan général de rapprochement des actifs du cinéma sur notre région.

L’officialisation du nouveau Bureau et l’intronisation des membres auront lieu au début du mois de février.

Publié dans : Activités
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Lundi 17 janvier 2011 1 17 /01 /Jan /2011 09:09
L’événement de ces derniers jours était sans doute l’avant-première de Black swan de Darren Aronofsky, un film que j’attendais de pied ferme. Trois jours après la projection, le moins que l’on puisse dire, c’est que le film m’accompagne. Impossible de ne pas garder en mémoire la musique du "Lac des cygnes" de Tchaikovsky, et tout ce remue-ménage dans ma tête n’est pas anodin, c’est l’effet Requiem for a dream, une réaction bien connue que j’appellerai également le coup du pamplemousse.



J’ai fermement décidé de ne pas livrer ma critique complète du film aujourd’hui. Je ne vais en écrire qu’une version synthétique, un condensé sans spoilers destiné à vous donner une idée de l’onde de choc, mais il restera beaucoup à dire sur la mise en scène.

Black swan est un film en noir et blanc contrarié, qui présente le vain combat de l’innocence face à la perversion de notre monde moderne, symbolisé dans la fuite désespérée du cygne blanc essayant d’échapper à l’emprise du cygne noir. Un thème qui s’apparente à celui de Dark knight, sans en posséder l’envergure, mais sans en envier la puissance.
On assiste alors à un rollercoster émotionnel, merveilleux mais funeste, tantôt intime et dérangeant, tantôt choquant et violent, dans des scènes choc rappelant des films d’horreur tels que L’exorciste.

Black swan est un trauma total dans lequel on retrouve des petits morceaux d’univers d’Aronofsky, comme le pamplemousse de Requiem for a dream dont l’apparition semble ironiquement annoncer le pire, dès le premier quart d’heure.

Dans cette œuvre riche et brutale (le film possède un grain particulier, une réalité sale), Natalie Portman livre sa plus grande composition, une véritable prestation d’adulte, tantôt bouleversante de fragilité et d’impuissance face à l’omniprésence du « mal » s’emparant d’elle, tantôt époustouflante de grâce et de sensualité masquée. Ce n’est pas peu dire qu’une grande actrice aura éclos à la fin du film, lorsque le cygne déploie enfin ses ailes…

Finissons en notant que la bande annonce, dont on pense qu’elle en montre trop, n’a pourtant pas livré plusieurs aspects importants du film. C’est presque une fausse piste, dont on se délectera. Deux personnages notamment, parmi les fondamentaux de l’histoire, restent relativement dans l’ombre.

Etonnant, donc. Troublant et fascinant, entre désir et répulsion…
On n’en sort pas indemne.

Et comme pour confirmer cet article, pas plus tard que cette nuit, Natalie Portman a remporté le Golden Globe de la meilleure actrice dans un premier rôle dramatique pour Black swan.


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Vendredi 14 janvier 2011 5 14 /01 /Jan /2011 14:35
 Peter Yates était un réalisateur anglais mondialement connu pour avoir dirigé Steve McQueen et Jacqueline Bisset dans Bullit (photos).



Il avait fait ses débuts en tant que réalisateur sur la série Le Saint. Parmi les films qu’il avait réalisés, on citera le merveilleux film d'aventure aux Bermudes Les grands fonds et le film fantastique Krull. La poursuite de voitures de Bullit s’est imposée comme une scène culte souvent imitée.
Peter Yates s’est éteint le 9 janvier dernier des suites d’une longue maladie. Il avait 82 ans.

Publié dans : Le cinéma va mal
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