Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 07:47
 Je sais, faut pas pousser. Autant prendre un vélociraptor comme babysitter pour 3 Euros de l’heure…
Alors hier, on a bien vu que l’année allait nous offrir des retrouvailles avec bon nombre de nos réalisateurs favoris. Mais s’il n’y avait pas qu’eux ? Quid des outsiders, des films d’auteur, de la série B, des blockbusters ?

Suite de notre tour d’horizon -- loin d’être exhaustif, je vous préviens.

Alors cette année, j’attends aussi de voir le nouveau film de Shawn Levy, Real steel. Ce n’est pas tant que je sois fan de La nuit au musée ou de Nuit de folie, mais ce film de science-fiction racontant les déboires d’un entraîneur de robot-gladiateur est surtout adapté d’une fabuleuse nouvelle de Rchard Matheson, le génialissime romancier auquel nous devons Je suis une légende (le livre !) et le scénario de Duel de Spielberg.

Pour continuer sur le thème, Tron : l’héritage devrait (logiquement) être la claque 3D de l’année. Réponse dans 3 semaines.


The thing, le remake : les photocopieuses d'Hollywood tournent à plein régime. Quand on
commence à toucher à l'intouchable...

Dans notre rayon surgelés -- pardon, comprendre au rayon « danger : violation de mythe » -- on citera le remake de The thing, dont je vous livre les premières photos. Personnellement, je n’y crois pas du tout, le film de Carpenter demeurant aujourd’hui encore un sommet de mise en scène. On a bien vu ce qu'ils ont fait à Fog !!

Et peut-être classera-t-on dans cette même catégorie le préquel d’Alien, même s’il est réalisé par Môssieur Ridley Scott lui-même. Ce nouvel opus, après la catastrophe des Alien VS Predator, est à double-tranchant : soit Scott nous file le parfait chef d’œuvre, soit il rend son Indiana Jones 4. En ce qui me concerne, je ne vois pas l’intérêt de raconter comment le Space Jockey a atterri là, mais je vais tâcher de rester positif, tout en sachant que H.R. Giger est dans le staff.

Pour continuer sur le chapitre SF, nous ne pouvons éviter de dire deux mots sur le nouveau projet très mystérieux de JJ Abrams, Super 8, produit par Steven Spielberg. Ou quand Fringe se met aux couleurs de Rencontres du troisième type…

Cela dit, il ne faudra pas rater ce qui promet d’être le digne héritier de District 9, dans un genre hyper-réaliste : Battle : Los Angeles. La bande annonce ressuscite en deux coups de cuillère à pot toutes nos envies d’effets spéciaux épiques. Et si celui-ci était le grand film de genre là où justement District 9 avait échoué ?

Et que dire des deux OVNIs suivants ?

Tout d’abord Cowboys and aliens de John Favreau, adaptation d’une bande dessinée qui voit des extra-terrestres débouler en plein far-west, avec Daniel Craig et Harrison Ford dans les rôles titres. Voilà un projet surprenant, mais Favreau, après le très superficiel Iron Man 2, sera-t-il en mesure de nous épater vraiment ?

Quant à Sucker punch, le nouveau Zack Snyder, il respire autant le jeu vidéo que Scott Pilgrim et ressemble à une longue cinématique de Final Fantasy. Mais l’univers cyberpunk débridé, le casting de minettes dopées aux hormones et l’histoire à fort potentiel affectif font de ce film (je l’avoue) un futur plaisir coupable. Rappelons le pitch : dans les années 50, une petite fille enfermée dans un asile par un beau-père tyrannique s’invente un monde parallèle pour échapper au cauchemar de son quotidien.
Emily Browning, Abbie Cornish, Jena Malone, Carla Gugino et Scott Glenn passés à la moulinette des palettes graphiques vous offriront ce spectacle.


Vous avez toujours eu peur des clowns ? Je ne vois pas pourquoi !

Toutefois, dans le genre délire total, personne ne dépassera le maître. Nous en avons eu l’aperçu lors du dernier festival de Cannes : Alex de la Iglesia est dans une forme éblouissante. Son Balada triste de trompeta nous fera partager une histoire de clowns… et de guerres !

Au rayon comédie, après les excellents Shaun of the dead et Hot fuzz, Simon Pegg et Nick Frost sont de retour avec Paul. Si le pitch est peut-être plus classique (deux fans de science-fiction ramassent par accident un extra-terrestre en se rendant à une convention), on peut relativement faire confiance au duo comique pour nous faire passer un bon moment. Faut avoir la foi !

(Il est interminable ce post, vous ne trouvez pas ?)

Et ce n’est pas fini, pensez donc : en 2011, pour ce que ça vaut, nous aurons aussi droit à un Harry Potter, un X-Men, un Pirates des Caraïbes, une Planète des singes, et même à un Pixar (Cars 2).
Robert Downey Jr. Et Jude Law reprendront du service dans la suite de Sherlock Holmes, Tomer Sisley dans celle de Largo Winch face à Sharon Stone, et Catherine Hardwicke présentera sa version du Petit chaperon rouge, avec un argument de taille, la plantureuse Amanda Seyfried. Rien que ça !

Enfin, pour se moquer un peu, 2011 sera aussi l’année du 3e opus de Transformers, du 4e Twilight et du 4e Scream (scream and scream and scream and sceam again !). Danny Boon s’associera à Poelvoorde pour Rien à déclarer, et comme si ça ne suffisait pas, on pourra toujours suivre les nouvelles aventures nombrilistes de Maïwenn…

Et tout ce que je n'ai pas déniché.
Si c’est pas de la belle année de cinéma, ça !!!


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Mercredi 12 janvier 2011 3 12 /01 /Jan /2011 12:47
On se demande chaque année combien de fois notre coeur va battre la chamade en salles, et parfois c'est trop peu. A faire le top de 2010, j'ai personnellement du mal à élire dix films marquants… (ou alors je n'ai vraiment rien vu, conseillez-moi !!) Quoi qu'il en soit, 2011 marque le retour de toute une ribambelle de noms prestigieux.

Tout d'abord, Darren Aronofsky nous livre dans quelques jours Black swan, un « requiem for a dancer » dont Natalie Portman dit qu'elle a eu du mal à quitter son rôle, tellement éprouvant qu'elle a cru mourir de fatigue !

Le maître de l'horreur John Carpenter, après 9 ans d'absence dans les salles obscures, dévoilera The ward, un film fantastique à l'ancienne qui espérons-le, se verra aussi réjouissant que Jusqu'en enfer.


L'affiche est mensongère : soit c'est le grand pied, soit la méga-claque !

Le plus secret des réalisateurs, Terrence Mallick, peut déjà se vanter d'avoir publié la plus magnifique des bandes annonces avec celle de Tree of life. Si le film entier est à cette mesure, c'est peut-être le plus gros challenger de cette année.

Le grand Clint Eastwood fait sa première incursion dans le fantastique avec Au-delà, une curiosité avec Matt Damon et Cécile de France. Critiques mitigées, mais on ne refusera jamais un film du réalisateur de L’échange.

Les frères Cohen reviennent avec True Grit, remake de 100 dollars pour un shérif présentant un Jeff Bridges borgne et méchant. Leur réputation n’est plus à faire, malgré ce qu’on peut reprocher à leurs dernières créations.

Après Slumdog millionnaire, Danny Boyle sort dans les salles 127 heures, l’histoire d’un alpiniste blessé dans les gorges de l’Utah qui devra se mutiler pour survivre. Un Into the wild cauchemardesque…

Le film de Woody Allen de cette année est déjà bien connu, il s’agira de Midnight in Paris, mettant en scène Owen Wilson, Marion Cotillard et notre Carla Bruni nationale (entre autres). Le film, tout comme le Eastwood, a été tourné sur la capitale, il véhicule donc un potentiel affectif particulier pour nous autres gaulois.

L'invention de Hugo Cabret est le titre du prochain Scorsese, filmé et projeté en 3D. Adaptation d’un livre jeunesse avec Sasha Baron Cohen dans un univers à la H.G. Welles, on peut en attendre beaucoup !


Scorsese en 3D dans les rues de Paris... il y a de la magie dans l'air !

Même Pedro Almodovar va pointer son nez cette année, avec La peau que j'habite.

A la surprise générale (car personne n’en parle) on aura AUSSI droit à un Spielberg avec War Horse, un film sur l’amitié entre un jeune garçon et un cheval sur fond de guerre mondiale… un pari inattendu pour le papa de E.T.

Et puis bien sûr, nous découvrirons le tant attendu (redouté ?) Tintin et le trésor de la Licorne, un film en motion capture co-réalisé par Spielberg ET Peter Jackson. Un événement en soi.

Côté français, un peu moins de grands événements, mais il faudra compter avec L’ordre et la morale, le film sur l'indépendance de la Nouvelle Calédonie par Mathieu Kassovitz qui fait déjà couler de l’encre.

Et au niveau des grosses pointures, n’oublions pas Olivier Marchal et Les lyonnais, un nouveau polar musclé avec Gérard Lanvin dont on attend beaucoup !

L’année, comme je l’écrivais plus haut, est très très riche ! Je vous parlerai demain des films de genre qui pointent leur nez, les séries B, les remake et diverses franchises. Les plaisirs coupables, les séquelles et préquelles à des classiques monstres, peut-être aussi les futur razzies ?



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Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /Jan /2011 11:57
Vous vous doutez bien que les studios de cinéma utilisent les réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter pour surveiller le comportement des masses populaires, un peu à la manière de Harry Seldon dans la théorie de la psychohistoire (voir Isaac Asimov). Mais nous doutions-nous qu’on finirait par faire un film sur Facebook ?

Le projet intriguait, un peu comme le futur Monopoly de Ridley Scott, par son incongruité avant qu’on ne sache que son scénario s’intéresserait finalement à l’histoire bien réelle du fondateur du site révolutionnaire. Nous quittons donc le côté gadget de l’idée pour une success story comme les aiment les américains, avec son lot de polémique et de scandale.


Les beaux gosses : aujourd'hui ils enlèvent le bas !

Pas étonnant que le film ait eu du succès. On peut parier qu’il concernait au moins les 250 millions d’utilisateurs de la plate-forme, et il est prouvé qu’ils sont les prospects privilégiés des producteurs et distributeurs. La pub s’est faite avec pas un rond, dans l’univers virtuel des informaticiens, des « geeks », des familiers des nouvelles technologies, curieux de nature. Preuve à l’appui : même l’affiche n’a l’air de rien.

Une bonne affaire, donc. Mais parlons un peu d’art. David Fincher est un réalisateur de talent, il l’a déjà prouvé à de nombreuses reprises. C’est après tout l’homme qui a porté Seven et Fight club à l’écran, et plus récemment le merveilleux Benjamin Button.
Dans The social network, pourtant, il est davantage sur le mode Zodiac, c’est-à-dire film à histoire fortement factuelle, intéressant et documenté, mais sans grande invention. Ici on a droit aux versions de plusieurs protagonistes s’affrontant dans le labyrinthe des démarches légales : à qui appartient l’idée de Facebook, qui a connu qui, qui est le copain trahi, qui est la bonne poire, et qui est le salaud qui a piqué le code ?

Bon. En fait, j’ai ressenti la vision de ce film comme la lecture d’un article dans "L’Express". Informatif, mais quoi d’autre ? La proposition de Fincher, si elle reste intéressante (Mark Zuckerberg est un "geek" qui a créé Facebook et connecté des millions de personnes entre elles, par impuissance de connecter avec une seule personne à laquelle il tenait) ne suffit pas, à mon avis, à porter un film de cinéma passionnant. Un documentaire n’aurait-il pas mieux fait l’affaire ?

Car ça discute beaucoup, il n’y a pas de travail remarquable sur l’espace, sur l’univers visuel, ni sur les personnages. Les comédiens sont bons, il faut le reconnaître, la mise en scène très pro mais assez sobre. Et c’est tout. Je me sens donc incapable de l’acheter en DVD ou de le revoir.
Pourquoi cela ? Le propos est-il trop anecdotique ? Est-ce parce que l'histoire, en fin de compte, demeure purement virtuelle ? Après tout nous n'assistons pas à la démonstration du génie du garçon, car tout est contenu dans la programmation. Il n'y a pas de moment léger dans le film, gratuit, qui pourrait donner un sentiment agréable de divertissement. Non, nous sommes décidément coincés avec ces jeunes mecs décalés dans des appartements, autour de tables rondes, il n'y a pas de réel spectacle à les voir se chamailler pour la légitimité de telle ou telle idée. Nous sommes en plein thriller cérébral, mesdames et messieurs.

Alors comme d'habitude, je me demande d’où vient le carton, sinon de la curiosité virale des spectateurs. Est-ce que ce succès va pousser les studios à adapter la vie de Sergey Brin et Larry Page, les fondateurs de Google ?

Wait and see. Qui plus est, il me reste à voir Les petits mouchoirs, et je serai d’attaque pour les soirées…

Publié dans : Critiques (impitoyables)
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Lundi 10 janvier 2011 1 10 /01 /Jan /2011 09:51
 Il y a des films dont on parle, donc j’essaie de les voir. C’est tout naturel. Récemment, il y a donc eu The social network, Les petits mouchoirs, et Monsters. J’ai vu le premier (j’y reviendrai), j’ai raté le second (je fais ce que je veux) et j’ai enfin découvert le troisième.


"Dans la jungle, terriiiiiiible jungle..." (air connu)

Monsters commence bien, par une caméra embarquée de nuit dans une jeep militaire qui va balancer du jus sur un alien tentaculaire qui tente d’envahir la planète avec ses congénères. Scène intense et bien réalisée qui fait office de belle promesse pour la suite. Générique, point.

A partir de là, on découvre les personnages et le contexte. La Terre a subi un traumatisme lorsque des extra-terrestres en forme de pieuvres géantes type La guerre des mondes, les machines en moins, se sont mises à écraser l’humanité. Trêve de davantage d’explications, n’insistez pas, vous n’en saurez pas plus. Pas de bombe nucléaire, pas de grandes batailles à la Independence day, tout sent le sable et la fumée sur le parcours de nos héros qui essaient de quitter le Mexique pour rentrer aux Etats Unis, pays qui a construit un titanesque barrage pour empêcher les intrus de venir leur chatouiller les orteils.
Les enjeux sont donc posés, et les protagonistes s’en vont par monts et par veaux, en bus, en train ou en barque (en kayak ?), en quête de leur liberté.

Alors l’ambiance est réussie, les personnages sont bêtement humains et tombent dans des pièges classiques, tels que celui de se faire arnaquer par des mexicanos sans scrupules. Cliché. La vie n’ayant pas de prix, ils payent pour traverser la région infestée. Le ride à la Jurassic Park peut commencer, mais comme dans ce dernier, il n’y a pas de dinosaures dans le parc. Ni trop de rythme. On entend des trucs, c’est tout, parce que le budget était petit, vous comprenez.

Le film met à peu près 45 minutes à démarrer, et même alors, on ne peut pas dire qu’il sacrifie au spectaculaire. Il y a certes une attaque de convoi qui rappelle cruellement une célèbre scène avec un tyrannosaure. Mais ça ne suffit pas. On reste sur le plan humain, sans doute trop, car on s’en fout un peu. Motivations pas assez fortes des personnages ? Qui sait ?

Finalement, la balade va se terminer en expédition du National Geographic. La Terre n’est pas sauvée, nos héros restent plantés là, et on se demande ce que voulait dire le réalisateur. Exercice de style sympathique mais qu'on est déçu de trouver creux, Monsters tient à peine ses promesses (on a enfin vu deux monstres, le pluriel est acquis).

Crise dans le film de monstres : depuis quelques années, tout va mal. Entre un Distrcit 9 bourrin et bien pensé mais sans profondeur, un Skyline risible digne d’"Hollywood night", un monstre de Cloverfield cousin moche de Godzilla paumé, on ne vit pas grand chose d’excitant. La faute à eux, d’abord : pourquoi tous ces monstres s’attaquent-ils à de tels héros sans substance ? Il semble que les monstres peuplent de plus en plus la Terre, mais les humains de moins en moins… décérébré à coups répétés de télé-réalité, le quidam moyen (cible privilégiée) ne passionne plus personne, et d’ailleurs ne résout plus rien, preuve ultime de son impuissance…
On a connu des temps meilleurs !

Publié dans : Critiques (impitoyables)
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Vendredi 7 janvier 2011 5 07 /01 /Jan /2011 12:32
Good bye Monsieur Pete Postlethwaite…
Il était l’une des gueules remarquables et familières des années 90 à nos jours et avait débuté au cinéma dans le premier film de Ridley Scott, Les duellistes. Après de nombreuses apparitions dans des séries télévisées, on le retrouve dans Alien 3 puis par la suite dans le rôle de Kobayashi dans Usual suspects de Bryan Singer, entre autres rôles emblématiques.


 
C’est en 1993 qu’il obtient l’oscar du meilleur second rôle pour son interprétation dans le film coup de poing de Jim Sherridan, Au nom du père. A son tableau de chasse, citons Amistad et Le monde perdu de Spielberg, Romeo + Juliette, Dark water et plus récemment Le choc des titans et Inception. Dans ce dernier, on le découvrait jouant le rôle du père hospitalisé de Cillian Murphy, une apparition hélas prémonitoire

Comme beaucoup de décès récents dans le milieu, il aura succombé à un cancer. Il avait 64 ans. Dans l’avalanche des disparitions récentes, dont on citera le 1er janvier Bernard-Pierre Donadieu, il ne sera pas le moins regretté.


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