Jeudi 6 janvier 2011 4 06 /01 /Jan /2011 06:57
 Je ne résiste pas à la tentation de vous présenter le premier Craignos Monster de l’année. Quand j’ai croisé sa route hier, en cherchant mes tarifs pour un robot duplicateur de DVDs, j’ai tout de suite décelé un vague air de famille avec une certaine race de nazis de l’espace : même physique ingrat, même prérogative (« Exterminaaaate ! »), même sadisme prononcé….


Les Daleks sont jaloux : ils n'ont PAS la manette hydraulique !!!

Pensez donc : ce destructeur en culottes courtes, sorte de « power droid » bien connu des mondes de la Bordure, propose de terrasser joyeusement vos disques de données via deux méthodes au choix, manuellement ou en semi-automatique. Ca sent la poésie, vous ne trouvez pas ? Car en effet, si vous avez envie de participer activement à l’acte, il vous suffit d’actionner la manette hydraulique de la Crushbox. Le monstre est sournois de surcroît (il est presque complètement silencieux).

Il est utile de savoir que sur la planète Decapitus, toute une gamme de machines de destruction massive de supports existe, y compris pour cassettes VHS. (Moi je croyais que les VHS, pour les détruire, il suffisait de les regarder…)
Pour voir fonctionner cette merveille de modernité (et belle toute nue), il faudra tout de même vous acquitter d’un tarif de 110 livres en moyenne. La question est : ne préfère-t-on pas encore les psychopathes traditionnels, à base de marteaux et de perceuse ? Je vais encore être taxé d’infâme puriste… grrrrr !


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 5 janvier 2011 3 05 /01 /Jan /2011 11:10
A l’ère de la HD, il est temps de prendre de bonnes résolutions. Par conséquent, cette année je passe au Blu-Ray !
Alors je sais, le jeu de mot est lamentable, mais la décision est logique, non ? Sachez pour votre culture personnelle que les geeks cinéphiles sont aisément manipulables. Pour en mesurer le degré de gravité, il suffit de compter sur les étagères combien de copies de Star wars ou d’Alien ils possèdent, et vous aurez votre réponse, la moyenne se situant aux environs de 3 (une VHS, un Laserdisc et un DVD ou un Laserdisc et deux DVDs).


Les indispensables, on a dit !

L’intérêt de passer au Blu-Ray est bien entendu la qualité de rendu, tant au niveau de la vidéo que de l’audio (trop souvent oublié). Rappelons que les pistes son des DVDs sont plates comme des limandes face à une génération des Laserdisc propre à décoller les céramiques des murs, voire à faire trembler des HLMs !
Le Blu-Ray, format certes encore jeune, est propice à proposer ce genre de qualité. Il représente donc une chance pour tout cinéphile de connaître de réelles sensations de spectacle bien confortablement vissé dans son fauteuil.

On me dit souvent : « Mais tu vas quand même pas tout racheter en Blu-Ray ! » Voilà qui serait difficile… Ma philosophie personnelle me pousse à investir dans le Blu-Ray concernant en tout premier lieu les films récents (Agora, Moon, Shutter Island, Inception) et bien entendu les films aux transferts DVDs insuffisants (majoritairement les éditions Warner première génération), la différence de prix se réduisant aujourd’hui à vue d’œil et ne constituant bientôt plus une barrière. En effet on trouve de nombreux Blu-Ray en dessous de 15 Euros neufs.

Pensez comme il sera agréable de revivre Gladiator ou Le parfum sous ce format, les Spielberg, les Polanski ou encore les Eastwood et les Aronofsky… avec une qualité d’image de précision, et un son non compressé (comme c'est le cas sur les CDs et DVDs).

L’intérêt de réinvestir dans certains classiques se discute, malgré de très belles remasterisations dont nous avons été témoins (Psychose présenté cette année à Cannes, possède vraiment un transfert impressionnant, mais tous les vieux films ne subiront pas une telle finesse de traitement). En ce qui me concerne, je ne pense pas que j’investirai dans une intégrale de Chaplin sous ce format.

Enfin le pas est franchi, on m’a offert mes premières galettes bleues… vive Noël et vivement les tests, car il faut encore que je m’équipe !
Le débat est ouvert, lâchez-vous dans les commentaires.


Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mardi 4 janvier 2011 2 04 /01 /Jan /2011 09:57
S’il faut sacrifier à la tradition des bonnes résolutions, autant le faire avec mon blog ! Voilà donc le fruit de l’intense réflexion d’un cerveau surgissant des chimères matinales, qui ne manquera pas, rassurez-vous, d’en oublier par la suite quelque importante prérogative au passage.

Et d’abord, pourquoi se remettre en question tous les 1er janvier ? De quel âge naïf peut bien avoir surgi ce réflexe ridicule consistant à pratiquer son propre examen de conscience obligatoire au moment des fêtes ? A quoi cela mène-t-il ? Ne serait-il pas bien plus commode, je vous le demande, d’opérer cet exercice sur autrui ?
Remarquons qu’il se pourrait que cette tradition ait quelque chose à voir avec celle des cadeaux de Noël, ce qui tendrait à dessiner un cercle intéressant dans le schéma de la morale collective : on déciderait par conséquent d’être sage (ou pas) au cours du mois de janvier pour s’assurer de recevoir une pléthore de gadgets inutiles sous son sapin 11 mois plus tard. Les elfes étant des espions hors du commun, si vous n’avez rien reçu la semaine dernière, il est donc de bon ton de commencer à décrasser vos prises d’opinion.


Exemple de bonne résolution ratée. Un conseil : ne foncez pas tête baissée !

A l’aune de tout ceci, inutile de placer la barre trop haut. Je vais donc me contenter de prendre la bonne résolution de continuer ce blog, pour votre divertissement et pour mon bon plaisir. Au programme de l’année, je vous promets tout un tas de posts inutiles mais souvent drôles, encore des Craignos Monsters, des plans improbables, des hommages, des critiques argumentées pour lesquelles on m’insultera, des coups de cœur complètement impulsifs qu’on me reprochera aussi, des cris de détresse devant la mort de la culture française, et si possible des nouvelles de mes avancées dans le monde toujours très compliqué de la production audiovisuelle, cinéma et littéraire, bien que l’on ne puisse pas toujours parler de ce qu’on fait dans le relatif secret des projets.

Avertissement : je NE DIS PAS que je ne vais fâcher personne. Tant s’en faut. La franchise avant tout. L’année dernière, je me suis fait traiter de « petit puceau » en tapant sur Martyrs, je ne vais quand même pas m’arrêter en si bon chemin !
Si vous me lisez, vous savez toutefois que je ne me complais pas dans la critique, et que la moulinette à navets ne fonctionne qu’exceptionnellement, et seulement pour l’hilarité générale. Je tâcherai cette année encore de ne pas vous décevoir.

Bien à vous,
Bibou



Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Lundi 3 janvier 2011 1 03 /01 /Jan /2011 09:02
Mes très chers lecteurs, bonjour !
Cette année j'ai choisi de vous présenter mes voeux sur une note très légèrement dark fantasy avec un exercice pour le moins original puisque j'ai réalisé "l'adaptation photoshopée" d'une gravure de Gustave Doré, tirée de son impressionnant travail sur La divine comédie de Dante.

A demain pour les bonnes résolutions !





Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /Juil /2010 12:04
Ah, quel bonheur, quel régal ! J’ai trouvé mon sujet dans la rue ce matin, alors que je me rendais avenue Jean Médecin. Bon sang mais c’est bien sûr, nous sommes mercredi, c’est jour de sortie, et c’est aujourd’hui que le troisième navet de la série Twilight (ovulation ?) fait son apparition dans les salles…



10h19 était l’heure du drame. Les grilles vrombissantes du Pathé Masséna tenaient bon face à une première cohorte de fans par conséquent myopes ou aveugles, aux glandes proéminentes chatouillées par l’adaptation du livre de Stéphanie Meyer, tous types de fluides mal contenus à l’idée de revoir le faciès top tendance de l’Apollon moderne selon Sainte Palette Graphique.

Moyenne d’âge : 15 ans. Quelques parents au sourire coupable, égarés dans la fausse nostalgie de leur jeunesse si prude et si soumise. Tout ça pour voir, en guise de summum de l’émotion, trois vampires en toc se livrer à de mauvais pas de chorégraphie dans une clairière qui n’aura pas coûté un rond au studio.



On comprendra mal cette passion bubonique pour le couple le plus mièvre de l’histoire du cinéma contemporain. Au long de trois films et de milliers de pages, Bella se sera sentie tiraillée par ses sentiments pour le beau vampire qui brille au soleil ou pour un autre beau mâle en rut qu’elle ne sait par où croquer… Romantisme échevelé dira-t-on, âme d’adolescent paumé dans des tergiversations hormonales sans fin et dont la référence gothique n’est que la parabole parfaite, image de toutes ces jeunes pousses en mal d’affection, seules face aux terribles réalités de l’amour et de la découverte du sexe, psychologiquement et socialement.
Le propos n’est pas neuf : le vampirisme ou toute forme de monstruosité comme métaphore des transformations du corps et de l’esprit à l’entrée au collège jusqu’au bac de français. I was a teenage werewolf résumait très bien tout cela en deux coups de cuillère à pot !



Mais voilà, les jeunes ont besoin qu’on leur répète, comme un cours magistral, et c’est encore mieux si ça passe par des bandes annonces vides mais dopées au Carmina Burana. La saga Twilight, c’est après tout le pendant épique de Plus belle la vie, une histoire de jeunes pour les jeunes, qui parlent d’eux et de leurs problèmes. Ils se jettent comme des oisillons paniqués contre les grilles du cinéma Pathé, réclamant qu’on les analyse, qu’on les comprenne, qu’on leur dise quel choix faire entre le déraisonnable et l’extrême connerie. Car bien sûr, c’est à cet âge qu’on les fait, et d’ailleurs on les regrette rarement dans l’avenir. Quand on est vieux, on a même tendance à regretter de ne pas en avoir fait davantage !

Quoi qu’il en soit, dommage que cette leçon de vie soit infligée par une curtonne comme Stéphanie Meyer, dont ni la prose de guimauve torturée ni les films d’élevage anémiques et grisouilles n’empêcheront nos enfants ou nos petits frères et sœurs de se dévergonder le samedi soir venu. Si elle croit encore que quiconque va attendre de passer à l’église pour surfer sur mets-ton-doigt-la.com, alors je peux lui dire où et ce sera dans l'oeil.

Publié dans : Critiques (impitoyables)
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés