Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 21:34
 On ne parle pas souvent ici de la musique des films, elle est pourtant fondamentale. Quel grand film n’a pas bénéficié d’un score mémorable ? Rappelez-vous à titre d’exemple les films de David Lean, ou de Sergio Leone. Qu’aurait été le cinéma sans Ennio Morricone, Maurice Jarre, Jerry Goldsmith ou John Williams ?


Alexandre Desplat, l'âme de Benjamin Button...

Mais il faut bien l’avouer, on y songe depuis qu’on commence à perdre nos idoles, acteurs ou réalisateurs… les musiciens ne seront pas éternels non plus. Maurice Jarre disparu, lui qui avait composé les sublimes musiques de Witness, de Lawrence d’Arabie ou encore du Docteur Jivago - pour ne citer qu’eux - on ne peut que craindre la suite…

D’où la question : où est passé John Williams ?!

De nos jours, il est amusant de constater que la musique suit le même mouvement que les scénarios : tantôt extrêmement précise, sensible et subtile, mais bien assez souvent grossière et pondue au kilomètre. On retrouve même le formatage des genres dans la musique. Ainsi, une comédie française bénéficiera bien souvent d’une guitare acoustique guillerette, un film indépendant américain d’une guitare acoustique tristoune, un gros film d’action américain une musique de Hans Zimmer ou de James Horner directement photocopiée d’une ancienne partition, avec une chanson gnangnan au générique de fin pour les plus jeunes et les filles. Sic.

Bien sûr, nous parlons ici de bandes originales, et non de tracklist, de musique symphonique et non d’artistes divers dont les chansons émaillent nos films préférés. Avez-vous déjà réalisé d’ailleurs combien les films avaient porté la production musicale ? Combien de chansons sont devenues mythiques en étant associées à des longs métrages ?

John Williams, puisque c’est lui que je cite en titre, s’est imposé à une époque comme un véritable dieu vivant, créant des thèmes aujourd’hui retenus et fredonnés dans des centaines de pays. Son sens de la musique a porté la majorité des plus grands films produits aux Etats Unis ces 30 dernières années. Mais comme toute chose a une fin, il est aujourd’hui plus rare, voire absent de la scène. Sa partition somme toute moyenne pour Indiana Jones IV laisse un goût amer : un temps pressenti pour composer la partition du dernier volet de la saga de Harry Potter, il a été remplacé par Alexandre Desplat. On ne sait toujours pas si Williams composera la musique des aventures de Tintin pour son inséparable copain Steven.

Mais alors, la question brûle les lèvres : qui sera l’héritier de Williams ? Avec qui va-t-il falloir compter demain ?

Alexandre Desplat me paraît effectivement un choix intéressant. Après Le voile des illlusions, Birth et Benjamin Button, trois compositions impressionnantes, le français s’impose dans le paysage musical. Il a d’ailleurs récemment composé le score de Twilight chapitre 2 - une belle partition pour un tel sujet - et de Ghost writer pour Roman Polanski.

Si des valeurs ont baissé dès les années 90, comme Hans Zimmer, passant de la grâce de Rangoon au pitoyable Broken Arrow, tombant dans la soupe avec James Horner qui ne cesse de répéter ses leitmotivs d’un film à l’autre, ou encore Danny Elfman singé sur Internet pour ses manies « Burtoniennes », certains compositeurs demeurent endurants. C’est le cas d’Howard Shore, qui sait placer mieux que quiconque une atmosphère pesante. Il suffit d’écouter Trois pistes d’eXistenZ pour s’en convaincre, et sa composition magistrale pour la trilogie du Seigneur des anneaux reste quoi qu'on en dise un must complet. Il officie chez Cronenberg et Fincher, ce qui n’est pas rien.

Christopher Young m’a impressionné l’an dernier avec la bande originale de Jusqu’en enfer et je continue à suivre sa carrière attentivement. De même que Cliff Martinez qui s’était illustré avec Solaris, et dont on a retrouvé la patte sur A l’origine de Xavier Giannoli.
Plus rare mais toujours puissant, Angelo Badalamenti dominera toujours sur le mode atmosphérique. Mullholland drive et Twin Peaks faisant office de références ultimes, il n’en a pas moins composé le score de L’adversaire, le film choc de Nicole Garcia.

On en oubliera un paquet encore, à vous de vous faire une idée et de poster vos propres références en guise de commentaires pour enrichir ce post.

Ce qui fait la force d’un compositeur, c’est toutefois sa recherche du son qui va coller à l’identité d’un film. Desplat maîtrise cette recherche, et les carillons de Benjamin Button illustrent bien cela. Clint Mansell, avec ou sans le Chronos Quartet, a fait la démonstration que le son pouvait complètement définir l’univers visuel et sonore d’un auteur, avec Requiem for a dream puis The fountain, deux incontournables dont les pistes sont reprises à tire-larigot à la télévision. J’ai même vu une troupe de danse moderne faire une chorégraphie sur le score de The fountain, en pure perte (c’était très nul).

Une de mes préférées reste la musique du film Le parfum : histoire d’un meurtrier. Tom Tykwer, non content d’être un excellent réalisateur, collabore également étroitement avec Johnny Klimek et Reinhold Heil, pour jouer avec l’orchestre philarmonic de Berlin une partition rare, comportant tous les éléments d’une symphonie classique. Ils remettront ça trois ans plus tard sur L’enquête, pour une super musique de thriller.

Le potentiel évocateur de ces partitions n’est plus à démontrer, et rappelle des coups de maîtres musicaux tels que l’ont été le score de Vangelis sur Blade runner ou celle d’Eric Serra sur Le grand bleu à leur époque : des révélations pour tout un public.

Voilà, c’était un tout petit tour chez le disquaire pour se consoler de ne plus trop entendre des nouvelles de John. A vous de juger, j’espère que les curieux iront s’intéresser un brin à tout ce que j’ai cité plus haut.
Bonne écoute !

A VENIR : lumières sur Bryan Cranston, acteur principal d'une série incroyable, Breaking bad.


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Lundi 14 juin 2010 1 14 /06 /Juin /2010 10:08
Dans notre série « la rigolade facile du lundi », voici Arthur 3 de Luc Besson, ou comment faire passer le méchant d’un film attendu par les enfants pour une grande folle de bazar. La preuve en images !





Coïncidence me direz-vous. Oui, mais même si… c’est quand même trop bon de le montrer. Paraît-il, le fameux Maltazard s’était déjà ridiculisé dans l’opus n°2 de la série. Il se prenait des coups de Baygon vert dans la bande annonce… Pauvre cloporte mutant, que devra-t-il subir encore de la part de son copain Luc ? Si même les créatures virtuelles sont maltraitées, où allons-nous, je vous le demande ?
Sans compter le background social, le rejet -- que dis-je, l’opprobre !

MALTAZARD
Et maintenant, je vais jeter mon courroux exclusif sur Harrison Ford !

HARRISON FORD
Fuck off !


A VENIR : où est passé John Williams ?



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Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /Juin /2010 21:03
Mais oui, on vous dit, il y aura bien des versions 3D de tous les Star wars et aussi du Seigneur des anneaux, et même de Poltergay tant qu’on y est ! En attendant que la technologie gomme tout caractère dans l’art en général, y a-t-il des films que nous attendons plus que les autres ? Qu’est-ce qui pourrait bien encore nous surprendre ?

Avant le week-end, rêvons un peu à nos futurs coups de cœur…

Dans un futur immédiat, on peut déjà tabler sur Inception, de Christopher Nolan. Il disait lui-même que ce serait un « petit film » après la gigantesque production de Dark knight. Et en fait, cette histoire de science-fiction avec Jack Dawson et Edith Piaf, -- pardon, Léo DiCaprio et Marion Cotillard -- laisse augurer un sujet et un univers visuel qui pourraient bien détrôner Matrix ! Vu les bijoux signés par Nolan ces dernières années, tant en compagnie de Batman qu’avec Le prestige, on s’attend à du très très lourd.
Notons que même à la lumière des bandes annonces, personne n’a encore pigé de quoi ça allait parler… mais ça, c’est encore bon signe !


Inception : comment un réa au summum de l'intelligence va botter le cul
des deux chochottes Wachowski.

En attendant Balada triste de Alex de la Igleia ou Julia’s eyes (voir mon article sur le Marché du film de Cannes), on pourra toujours compter sur Toy story 3. Si le premier présentait des petits défauts, difficile de ne pas craquer face à la vision du second opus qui débordait d’idées et d’hommages, le tout avec une certaine patate.
Pour le troisième épisode, Pixar a eu la super idée d’axer sa publicité sur les nouveaux personnages jouets, les dévoilant au compte-gouttes sur le site officiel. On y reconnaît un Ken efféminé et un monstre dans la lignée des Maîtres de l’univers… Les studios ont pris leur temps pour concrétiser ce projet, mais tout nous laisse penser que l’esprit est le bon et le pari réussi.
Vivement.

Darren Aronofsky reviendra quant à lui très bientôt avec un nouveau film intitulé Black swan. Le casting quatre étoiles mentionne Natalie Portman, Wynona Ryder, Mila Kunis et Vincent Cassel pour cette histoire fantastique de rivalité entre deux danseuses de ballet. Après le magnifique The fountain et la surprenante baffe de The wrestler, tous les espoirs sont permis de voir encore éclore un grand film.


Portman chez Aronofsky. Vous en aviez rêvé ?

D’autres qui se font plus discrets devraient également créer l’événement. Je parle bien sûr de Terrence Mallick, le seul réalisateur que l’on ne voit jamais dans les bonus de ses films. On se souvient de La ligne rouge, un des plus beaux films de guerre qui soit, et du Nouveau monde, film ahurissant de poésie humaniste. Cette fois, Terry mettra en scène Brad Pitt dans The tree of life, à travers l’histoire d’une famille dans le Midwest des années 30.
Lui qui tourne sans éclairage artificiel, en pleine nature et en laissant les acteurs vivre à l’écran, Mallick va sans doute nous enchanter encore une fois, dans un style cette fois plus proche des Moissons du ciel, un autre de ses grands films.

Clint Eastwood, le plus grand réalisateur du monde, s'apprête à faire sa première incursion dans le fantastique avec Hereafter, sur un scénario original de Peter Morgan (The queen, Frost / Nixon). On ne sait rien de l'histoire. On sait juste que Matt Damon donne la réplique à Bryce Dallas Howard et qu'une partie du film a été tournée à Paris, avec Cécile de France et Mylène Jampanoï. Eastwood a tapé tellement fort ces dernières années, il est presque impossible de ne pas réserver sa place.

Dans un lointain un peu moins proche (bonjour la tournure), on trépignera un peu d’impatience de découvrir les images du prochain Mel Gibson, un film de vikings avec Léo DiCaprio. Pendant que le grand Mel choisira la langue improbable de ses dialogues, Ridley Scott tournera sans doute sa préquelle d’Alien et la trilogie de Tintin en motion capture par Steven Spielberg et Peter Jackson montrera probablement son nez.

Côté français, on annonce Le marsupilami d’Alain Chabat avec Jamel mais sans créature en images de synthèse (alors là, on sent l’OVNI) et Olivier Marchal se lance dans Les lyonnais pour un polar musclé comme il les aime avec Gérard Lanvin, remplaçant au pied levé un Alain Delon un peu pénible à domestiquer.

Enfin au rayon mauvaises nouvelles, on ne sait pas si The hobbit se fera en fin de compte, tant les retards s’accumulent. Guillermo Del Toro a jeté l’éponge, découragé, mais Jackson, accaparé par Tintin, ne donne pas d’espoir vis à vis de son implication.
Par contre, on peut être sûr d’avoir un Transformers 3 sans Megan Fox et un Indiana Jones V avec Shia LeBeouf.

Sweet dreams, mes fans…… A lundi !


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Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /Juin /2010 12:38


On en a déjà parlé, on en parlera encore longtemps. Alors que tous les fans trépignent d’impatience de découvrir la saison 4, actuellement en post-production (quelques rares images du tournage ont été dévoilées sur la toile, sous forme de polaroïds), il est de bon ton de rappeler combien cette série tient le haut du panier de la comédie télévisuelle. Petit mémorandum en guise d’hommage.

RAISON N°1 : « Allô, ici la hotline ! »
« Avez-vous essayé d’éteindre et de rallumer ? » Cette série se base sur les vérités fondamentales du métier de dépanneur en hotline informatique. Comme votre serviteur a tenu ce poste pendant trois ans, il est bien placé pour le savoir. Le trait est seulement à peine grossi… entre les phrases toutes faites, les méprises, la faune des geeks et la culture Internet, tout y est. A moi aussi il est arrivé de répondre à ma mère avec ma voix mécanique de technicien !



RAISON N°2 : Katherine Parkinson est folle…ment drôle
Et il n’y a pas qu’elle. Mais quand elle cède à la passion des chaussures, où que Tante Irma lui rend visite, elle est tout simplement inoubliable. Son personnage est bien sûr au cœur de la série, un peu sur le mode de Scully plongeant dans le monde mystérieux de Mulder… elle devrait être l’élément rationnel du groupe, mais démontre peut-être que nous sommes tous des geeks en puissance.

RAISON N°3 : Friendface et les faux sites : l’univers ludique d’IT crowd
Jusqu’à récemment, Friendface, la parodie de Facebook, existait encore en ligne et bien sûr, j’étais inscrit ! C’est aussi une des forces de la série : le côté parodique des pièges sociaux de notre monde moderne, mettant en relief avec ironie les travers des réseaux sociaux. Quand un incendie éclate dans le sous-sol et que Moss avertit les pompiers par mail, on est en pleine scène culte. Et si ce n’était pas anglais, ça ne passerait sans doute pas à l’écran !
Le summum étant bien sûr atteint avec les sites de rencontre : le tueur cannibale qu’ils rencontrent par inadvertance fait partie de ces personnages inoubliables qui émaillent la série.



RAISON N°4 : les patrons sont des psychopathes
Les Reynholm sont des dingues, pour notre plus grand plaisir. Comme si les techniciens cintrés ne pouvaient être les créatures que de PDG tyranniques et frapadingues qui cachent leur cour des miracles dans des sous-sols insalubres. Heureusement, ils sont plus bêtes que méchants, mais on se rappellera longtemps de la guerre déclarée au stress !
On admirera dans ces scènes la grande santé de l’écriture et du montage. Même le tout premier plan de la série est cultissime, lorsqu’on découvre la photo de Denholm dans son bureau, puis Denholm lui-même, parfaitement identique. Et la « démission » de celui-ci au début de la saison 2 est une merveille d’humour noir. Il laissera la place à son fils, bien dérangé lui aussi, version obsédé sexuel. Sont incontrôlables, ces anglais !

RAISON N°5 : les T-shirts de Roy
Impossible de rater la panoplie de Roy, qui arbore à longueur de saisons des T-shirts cocasses et inédits. Une véritable mode, qui a ouvert la voie à des boutiques entières sur le Web, à la grande joie des fans. Citons au moins le T-shirt « Space Invaders », un classique immédiat, ou le très référentiel « I see dumb people » (« Je vois des gens qui sont bêtes »).
Inutile, donc indispensable.



RAISON N°6 : au cas où vous ne vous souviendriez jamais du 999…
La parodie va encore plus loin, avec la fameuse réforme des numéros d’urgence. C’est sans doute l’extrait le plus regardé sur YouTube avec la Raison N°10. Alors que nous subissions le matraquage publicitaire du 118 218, les créateurs de IT crowd créaient le… 0118 999 881 999 119 725…3 ! Avec la musique qui va bien, s’il vous plaît.



RAISON N°7 : the red door
Les geeks et donc les héros de la série fonctionnent tous sur le même schéma. Interdisez-leur quelque chose, et ils seront deux fois plus tentés par cette chose, même lorsque « toute la forêt tropicale pourrait mourir ». C’est leur côté enfant attardé. Du coup, dans la saison 1, que n’ont pas fait Roy et Moss en défendant Jen d’ouvrir la porte rouge !!
Nous assistons alors à un suspense insoutenable qui conduira à l’un des personnages les plus drôles de toute la série, parodiant cette fois-ci une autre sous-catégorie de geeks : les gothiques ! Richmond, pour ne pas le citer, se fera presque trop rare par la suite.

RAISON N°8 : Nous sommes tous des geeks
Si les personnages de IT crowd sont si attachants, c’est d’abord parce qu’ils nous ressemblent dans nos plus petits travers. Roy est le grand gamin feignant et un peu idiot, de ceux qui osent tout, tandis que Moss incarne le sidekick intelligent mais coincé. Richmond, le gothique désenchanté, s’adresse en contrepoint à toute une autre catégorie de spectateurs, tandis que Jen assure la partie féminine du bureau. Tous ont un point commun : ils n’ont rien de héros traditionnels, ils sont juste bêtement humains, avec leurs mensonges misérables, leur culture dérisoire et leurs manies obsessionnelles. Pas un seul pour remonter le niveau ! Dieu seul sait pourquoi on aime autant les histoires de losers…
A noter que la série a été adaptée aux USA, et s’est méchamment plantée. Car l’humour anglais ne peut pas s’exporter facilement… la référence américaine sur les geeks s’appelle The big bang theory, sans égaler l’hilarité totale de IT crowd.



RAISON N°9 : Tante Irma
Voilà un autre immense moment de la série, traitant de la part féminine de nos héros. Tandis que Jen, dans sa mauvaise période du mois, s’énerve pour un rien en adoptant un maquillage agressif de manga, Roy et Moss craquent littéralement. Voilà typiquement le genre d’exercice qui fait le succès de cette série : la dualité des héros qui doivent lutter sans cesse contre leur côté chochotte et misérable, ou comment Jen, envahissant leur espace, finit par faire peser une influence naturelle sur les deux geeks.

RAISON N°10 : la publicité anti-piratage
The IT crowd mettra toujours les pieds dans le plat. Annoncée par des autocollants sur les portes (« MP3 is not a crime »), la polémique du piratage devait tôt ou tard être mise à profit. Et c’est ainsi que dès la saison 2, la série se permet de donner sa version du spot moralisateur présenté en prologue des DVDs du commerce.
Aussitôt le clip se répand sur YouTube comme l’un des moments de référence du show. Jouant sur la surenchère, la fausse pub dénonce les amalgames commis par les autorités chargées de réprimer les délits de téléchargement. C’est absolument absurde, mais ça marche tellement bien…

Voilà pour la petite visite, non exhaustive. Bien entendu, il faudrait un site complet pour en faire le tour, et ce n’est vraiment pas le but.
La série s’est installée comme une géniale excentricité au même titre que le Flying Circus des Monty Python, Absolutely fabulous ou encore Black books, des références que l’on ne cessera jamais de recommander aux férus d’humour anglais.

Si après ça vous n’avez pas une énorme envie de découvrir The IT crowd, c’est que vous n’aimez pas rire.

Pour prolonger le plaisir, visitez le site (délirant) de la série, présenté sous forme du site officiel de Reynholm Industries : http://www.reynholm.co.uk/

PS. Etes-vous bien sûr que la prise est branchée ?!

A VENIR : quels sont les films les plus attendus ?


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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 08:45
Peu de fans de cinéma auront raté la sortie cet hiver du magnifique livre d’entretiens de Mark Salisbury avec Tim Burton, publié chez Sonatine. L’occasion rêvée de répondre à une poignée de questions sur le bonhomme, notamment concernant ses récentes productions. Petite revue de détails…



La première chose très appréciable est bien sûr la foison d’illustrations de Burton qui illustre le volume. Je dois dire que n’étant pas le premier à me jeter sur les œuvres du grand Tim hirsute, j’adore ses dessins de monstres délirants, comme ces trois créatures qui s’assemblent pour en constituer une plus grosse !
Il y a là-dedans une folie furieuse absolument réjouissante.

A noter que les dessins présents dans cet ouvrage ont servi de peintures murales dans le hall du Palais des Festivals lors du dernier festival de Cannes au cours duquel Burton était Président du Jury.



On ne reviendra pas sur la poésie désenchantée qui a fait le succès et la carrière qu’on sait. Le livre bénéficie d’une double préface de Johnny Depp qui dépeint ses relations avec Burton, de sa rencontre pour Edward aux mains d’argent jusqu'à nos jours.
L’intérêt des livres d’entretiens, c’est qu’on ne sacrifie pas au roman. Soumis à cet exercice, il est bien rare qu’un cinéaste fasse preuve de langue de bois. On a de formidables exemples d’essais réussis, ne serait-ce qu’avec le volume de référence, le célébrissime Hitchcock – Truffaut qui est peut-être LE bouquin à lire pour tout comprendre du cinéma.

Ici, un court résumé introduit chaque chapitre, chaque chapitre étant consacré à une époque ou à un film. Au fil des pages, on en apprend de belles sur les comédiens, sur la naissance des projets, sur les influences et les intentions de Burton. Qui savait que Tim prévoyait une suite à Beetlejuice ou un western horrifique avec Clint Eastwood et Jack Nicholson avant de se lancer dans la production de Mars Attacks ! ?



Le livre se lit très facilement et c’est un réel plaisir que d’en apprendre un peu plus sur le réalisateur de Sleepy Hollow. On trouve des explications sur plusieurs dossiers, y compris sur la série des Batman. Pourtant, on regrettera de ne pas se passionner pour le making of de ses films plus récents. Plus on avance dans le temps, plus on a l’impression que Burton s’affadit, qu’il perd de sa magie. Le discours tombe dans le conventionnel et devient moins passionnant.

Malgré tout, les récits sont riches en détails historiques et on ne peut s’empêcher d’aller jusqu’au bout, en ayant même envie de revoir les moins réussis de la progéniture horrifique de Monsieur Tim. A part peut-être La planète des singes, il faut bien l’avouer.

Mais c’est plutôt bon signe, non ?

Tim Burton : entretiens avec Mark Salisbury (Sonatine, 2009)

A VENIR : 10 bonnes raisons de se jeter sur The IT Crowd.


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