Lundi 10 octobre 2011
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Au top du top en ce moment, et il suffit de se tourner vers deux trois jeunes filles en émoi sortant du cinéma le plus proche de chez vous pour le savoir, c'est Ryan Gossling, le beau gosse de
N'oublie jamais, de
Blue valentine et aujourd'hui de
Crazy stupid love et
Drive. Pas sûr que Taylor Lautner, débauché de
Twilight et jouant les Jason Bourne de remplacement dans
Identité secrète, ne puisse relever le challenge.
Gossling est-il le nouveau James Dean ? Telle est la question posée par Clémentine W. de Lyon, à la vision du dernier film de Nicolas Winding Refn fortement remarqué au Festival de Cannes et récompensé d'un prix de la mise en scène. Ce serait une façon bien commode de ranger encore une fois des gens dans des tiroirs. Par contre, de dire que Winding Refn est le nouveau William Friedkin, c'est vrai qu'il n'y a qu'un pas. Il suffit de jeter un oeil à sa filmo, et de se plonger cinq minutes dans l'huile bouillante de
Bronson.
Drive est à cette image un film urbain envoûtant, troublant et schizophrénique par son côté à la fois rétro et néo-choc, entre titres roses sur longs plans aériens et gueules éclatées à coups de bottes. Ce n'est pas foncièrement nouveau, mais l'émotion reste coupablement délicieuse.
Crazy stupid love est quant à lui un bon film, chassé-croisé d'une collection de personnages opposés et confrontés, dont la rencontre fait éclater toutes les règles de vie : le dragueur pris à son propre jeu, le loser romantique sur le chemin de la vérité qui fait mal mais qui fait grandir, les enfants aux émotions qui font des bonds et les parents qui pètent les plombs entre scandales et adultères. Une réflexion sur les jeux dangereux de l'amour et des sentiments, des espoirs et des déceptions. Diablement efficace et terriblement véridique, finalement.
Forcément moins sexy, l'avant première française de cette croûte de
Monster brawl, rendez-vous des cinéphiles aimant le Bis au plus poussé, et malgré l'accueil très sympathique de nos amis des Méduses / Ciné Nasty, hyperactifs du fantastique sur le coin. Le film ne convainc pas, étant un prétexte monotone à ressusciter des créatures classiques pour en faire absolument n'importe quoi sauf du spectaculaire. Il y a bien une ou deux idées marrantes qui surnagent dans cette mare désertique sans budget ni talent, s'amusant de la présentation des matchs mais ayant la faiblesse de ne pas assez céder au délire de ceux-ci.
Moralité : restons curieux, il y a toujours un OVNI quelque part propre à nous enchanter, et qui aura un peu de profondeur. Seulement ils ne touchent pas souvent le sol niçois
dommage, Messieurs les Distributeurs ! Et on va encore me qualifier de vieux râleur...